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chanson noire du capitalisme sau ny ‘resolution’

January 3, 2012

bienheureux capitalisme! il n’annonce rien et ne promet jamais. point de manifeste, ni de déclaration en vingt points programmant le bonheur clé en main. il vous écrabouille, étripe, asservit, martyrise.
aussi bien ses crimes sont-ils presque parfaits. aucune trace écrite établissant la préméditation. la terreur de 1793, il est aisé pour ceux qui n’aiment pas les révolutions de lui imaginer des responsables.
pour le communisme, les bibliothèques croulent sous les ouvrages incriminables. rien de tel pour le capitalisme. ce n’est pas à lui qu’on peut reprocher de fabriquer du malheur en prétendant apporter le bonheur. il n’accepte d’être jugé que sur ce qui le motive depuis toujours: la recherche du profit maximal dans le minimum de temps. les autres s’intéressent à l’homme; lui s’occupe de la marchandise.
l’humanité est dans le capitalisme comme un poisson dans l’air.
l’empire du mal a toujours une aire géographique, des capitales. il est repérable. le capitalisme est partout et nulle part.
à qui adresser les citations à comparaître devant un éventuel tribunal de nuremberg?
capitalisme?
le pire assassin de masse de l’histoire, mais un assassin sans visage, ni code génétique et qui opère impunément depuis des siècles sur cinq continents.
quel adversaire crédible à l’horizon?
quel adversaire?
le peuple immense des parties civiles au procès. les morts et les vivants. la foule innombrable de ceux qui furent déportés d’afrique aux amériques, hachés menus dans les tranchées d’une guerre imbécile, grillés vifs par le napalm, torturés à mort dans les geôles des chiens de garde du capitalisme, fusillés au mur des fédérés, fusillés à fourmies, fusillés à sétif, massacrés par centaines de mille en indonésie, quasiment éradiqués tels les indiens d’amérique, massivement assassinés en chine pour assurer la libre circulation de l’opium.
de tous ceux-là, les mains des vivants ont reçu le flambeau de la révolte de l’homme nié dans sa dignité. mains bientôt inertes de ces enfants du tiers monde que la malnutrition, chaque jour, tue par dizaines de milliers, mains décharnées des peuples condamnés à rembourser les intérêts d’une dette dont leurs dirigeants-marionnettes ont volé le capital, mains tremblantes des exclus toujours plus nombreux à camper aux marges de l’opulence. mains d’une tragique faiblesse, et pour l’instant désunies.
mais elles ne peuvent pas ne pas se rejoindre un jour. et ce jour là, le flambeau qu’elles portent embrasera le monde.
le flambeau qu’elles portent embrasera le monde.
le flambeau qu’elles portent embrasera le monde.
le flambeau qu’elles portent embrasera le monde.

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